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MaPrimeRénov’ rénovation d’ampleur : les règles en 2026

Rénovation

3 min de lecture

MaPrimeRénov’ rénovation d’ampleur : les règles en 2026

La rénovation d’ampleur est réservée aux logements les plus énergivores et exige un accompagnement. Conditions, montants et changements de 2026, pour monter des dossiers qui passent.

Éditeur de devis iColl : aides CEE et MaPrimeRénov’ estimées, reste à charge et lignes du devis

MaPrimeRénov’ rénovation d’ampleur finance les rénovations qui font gagner au moins deux classes au diagnostic de performance énergétique (DPE). Après une année 2025 agitée, le dispositif a rouvert le 23 février 2026 avec des règles resserrées. Voici celles qui s’appliquent.

Quels logements ?

  • Classés E, F ou G au DPE, depuis le 30 septembre 2025.

  • Construits depuis au moins 15 ans.

  • Occupés par leur propriétaire comme résidence principale pendant au moins trois ans, ou loués au moins six ans par un bailleur.

Quels travaux ?

Le projet doit faire gagner au moins deux classes DPE et comprendre au moins deux gestes d’isolation parmi les murs, les planchers bas, la toiture et les fenêtres, chacun sur au moins 25 % de la surface concernée.

Les travaux peuvent se faire en deux étapes : la première doit faire gagner au moins deux classes, la seconde amener le logement en classe C (s’il partait de F ou G) ou B (s’il partait de E). La prime de la seconde étape doit être demandée dans les cinq ans.

Depuis le 1er septembre 2026, dans une maison individuelle, aucun équipement de chauffage ou d’eau chaude fonctionnant aux énergies fossiles ne peut être conservé ni installé. Les pompes à chaleur hybrides gaz ou fioul ne sont plus finançables.

Un parcours accompagné

Depuis la réouverture de février 2026, le ménage doit d’abord rencontrer un conseiller France Rénov’ avant de déposer son dossier. L’accompagnement par Mon Accompagnateur Rénov’ est ensuite obligatoire. Il est pris en charge à 100 % pour les ménages très modestes, 80 % pour les modestes, 40 % pour les intermédiaires et 20 % pour les ménages aux revenus supérieurs, dans la limite de 2 000 €, ou 4 000 € en cas d’habitat indigne ou de précarité énergétique.

Combien ?

Le montant des travaux pris en compte est plafonné à 30 000 € HT pour un gain de deux classes et à 40 000 € HT pour trois classes ou plus. Le taux de l’aide dépend des revenus :

  • Très modestes : 80 %, soit jusqu’à 32 000 €.

  • Modestes : 60 %.

  • Intermédiaires : 45 %.

  • Supérieurs : 10 %.

Toutes aides confondues, le financement ne peut pas dépasser 100 %, 90 %, 80 % ou 50 % du montant TTC selon le profil. Le bonus « sortie de passoire » a été supprimé. Les travaux doivent être réalisés dans les trois ans suivant l’accord.

Et les CEE ?

Les certificats d’économies d’énergie financent aussi la rénovation d’ampleur, avec les fiches BAR-TH-174 (maison) et BAR-TH-175 (appartement). Depuis le 1er septembre 2026, elles sont réservées aux logements E, F ou G et, en maison, excluent toute énergie fossile. Elles ne se cumulent pas avec les autres opérations CEE du même chantier.

Ce qu’il faut pour un dossier solide

  • Le DPE avant travaux et la classe visée, pour calculer le gain.

  • La catégorie de revenus du foyer, établie à partir du revenu fiscal de référence et du nombre de personnes.

  • Des produits dont les performances sont prouvées : résistance thermique et certificat ACERMI pour les isolants.

  • Les mandats et attestations signés à temps, avant le démarrage des travaux.

Sources

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